La femme sauvage – reblog

Solène et son monde profondément humain nous a fait le cadeau de présenter un livre que j’avais lu et adoré, profondément éclairant et aidant (j’avais même lu quelques contes avec mon mari, ça nous avait fait un bien fou !), toujours dispo dans la bibliothèque d’Être Humain (sur Marseille et prochainement sur Ollioules dans le Var près de Toulon) alors je vous en fais part ! 🙂
J’aime particulièrement aimé le fait que Solène rappelle, par ses extraits choisis, à quel point il peut être difficile de dévoiler notre puissance de femme car dans ce dévoilement nous fait voyager, aussi dans des contrées obscures. 😉

Régalez-vous et n’oubliez pas de venir témoigner ici si ça vous a plu et si vous l’avez lu !!

Extrait original et dans son intégralité à lire ici sur le blog de Solène : https://solenev63.wordpress.com/2017/07/22/la-femme-sauvage-suivi-de-cry-wolf-et-pleine-lune/ :

La femme a une puissance singulière qui se compose de la réalité de la force et de l’apparence de la faiblesse. ~
Victor Hugo

La femme sauvage, c’est une femme présente en chacune de nous, parfois enfouie très profond, parfois bâillonnée mais toujours prête à resurgir.
La femme sauvage, c’est la femme non domestiquée, la femme libre, la femme qui a évité les pièges et les prisons mêmes dorées, c’est celle aussi qui s’en est libérée.
La femme sauvage, c’est la femme qui jouit de tous ses instincts. C’est la femme intuitive, la femme curieuse, la femme qui sait.
C’est la femme qui respecte ses cycles naturels, la femme qui s’écoute et connaît ses besoins et ne s’en détourne pas.
C’est la femme qui chante, qui rit, qui danse, qui joue, qui prie, qui étudie, qui écrit …
C’est la femme inventive, créative, donneuse de vie.
C’est la femme généreuse, amoureuse.
C’est la femme qui se fait une vie cousue main, une vie porteuse de sens et qui répond à tous ses besoins naturels.
Cette femme sauvage est vraiment très belle. Elle me donne envie d’aller dans les bois pour courir et hurler avec les loups pour retrouver complètement ma nature originelle bien endommagée par ma “captivité”.

 

Dr. Clarissa Pinkola Estés

 

Clarissa Pinkola Estés est psychanalyste et conteuse, et son livre, fruit de vingt ans de recherches, est l’expression de ses deux arts réunis. Il dit aux femmes ce qu’elles ont toujours rêvé d’entendre sans oser se l’avouer : le temps est venu pour elles de retrouver leur nature instinctuelle, celle qui, sous des couches de civilisation, d’oppression, parfois d’autocensure, n’a jamais disparu et ne demande qu’à réapparaître, afin qu’elles redeviennent libres, créatives… Pour retrouver cette nature fondamentale, Clarissa Pinkola Estés nous invite à suivre un fil rouge, les mythes, les contes du monde entier.

 

« Lorsqu’on éclaire au maximum l’obscurité de la psyché, les ombres n’en paraissent que plus noires là où la lumière ne porte pas. C’est un des points les moins discutés du processus d’individuation. Il en résulte que lorsque nous illuminons une partie de la psyché, nous devons affronter une obscurité encore plus profonde. Il ne faut pas ignorer cette part obscure. La clef, les questions ne doivent être ni cachées, ni oubliées. Il faut poser les questions. Et trouver la réponse.

Le travail le plus profond est aussi le plus obscur. Toute femme courageuse, toute femme en train de devenir sage va aménager les territoires les plus pauvres du psychisme, car si elle ne construit que sur les meilleurs terrains de la psyché, elle aura vue sur ce qu’elle a de moins bien. Ne craignons donc pas d’explorer ce que nous avons de pire. Le pouvoir de l’âme en sortira renforcé, grâce aux nouvelles perspectives, aux nouvelles opportunités qui permettront une vision neuve de notre vie, de notre soi.

C’est dans ce domaine de l’aménagement psychique du territoire que la femme Sauvage brille. Elle n’a pas peur du noir: elle voit dans l’obscurité. Ni les immondices, ni les détritus, ni la pourriture, la puanteur, le sang, ni les ossements, ni les jeunes filles agonisantes ou les époux assassins ne lui font peur. Elle peut en supporter la vue, l’accepter, apporter son aide. »

Femmes qui courent avec les loups – Clarissa Pinkola Estés

Laisser un commentaire