Le côté obscur de la Force : illuminer le potentiel des larmes. Grâce aux enfants ! TUTO

Quand notre enfant pleure, nous avons peur de ces pleurs que nous avons appris à retenir, rejeter, nier.

Les pleurs sont associés à la faiblesse pour certains d’entre nous et beaucoup de parents sont fiers de voir que leurs enfants n’ont pas pleuré.
D’autres parents ont honte et se retrouvent démunis face aux larmes de leurs enfants qui prennent des proportions énormes.

Voici un petit tuto d’être humain en pleine r’évolution pour commencer à déployer le plein potentiel des larmes de votre enfant pour son plein épanouissement et… Le vôtre !

Votre enfant va pleurer s’il ne veut pas quelque chose ou encore s’il a peur, s’il est triste par rapport à une situation ou à quelqu’un.

Ces larmes vont vous remuer, vous faire douter, du bien fondé de ce vous exigez de lui, de ce qui est en train de se passer en lui, de ce que son enseignant lui demande ou encore de ce que cette nouvelle situation de vie va lui apporter de bénéfique ou non.

Face à ce doute vous avez deux réactions :

  • Vous attrister et avoir peur avec lui : vous le prenez alors dans vos bras et vous l’apaisez en faisant cesser la source du conflit : il aura son jouet, il ne fera pas ce qu’il ne voulait pas faire, il ne verra plus cette vilaine personne etc.
  • Ou bien faire cesser net ces larmes et le contraindre : il n’ a pas le choix, c’est comme ça et vous le menacez pour cela.

La peur et la menace sont une manière classique de résoudre nos états d’âmes intérieurs.

Ce sont des réactions que nous avons au sein de notre propre être à nous, adultes.

Ni l’une ni l’autre ne potentialise le pouvoir incommensurable des larmes qui se joue ici.

Ces deux réactions maintiennent un statu quo, pire, mettent en place un cercle vicieux infernal (punitif ou “protectif” qui fait de lui au choix un bourreau ou une victime) qui se solidifie au fil du temps dans lequel se retrouve enfermé votre enfant qui sera alors catalogué ceci ou cela et qu’il manifestera par de la violence à l’égard de l’autre ou de lui même, les manifestations étant aussi diverses et variées que ce que peut l’être l’être humain dans ses différences et… Dans les manifestations de sa souffrance (souffrance qui sera prise, à tort, pour un trait de caractère qui le définira pour un bon nombre d’années si ce n’est toute sa vie…).

Aucune r’évolution intérieure n’a lieu ici.

Nous allons plonger au sein de notre corps pour y regarder de plus près et comprendre enfin ce merveilleux potentiel.

Les larmes, c’est notre petite douche interne, celle qui va venir renouveler le flux intérieur.
Nous prenons des habitudes, tous, tout le temps, les petits et les grands ! Je suis comme ci, je suis comme ça, j’aime ceci et pas cela, cet objet me plait et pas celui-là, je parle à lui et jamais à elle, etc.

Nos habitudes se forgent au sein de notre corps et créent des constructions au sein de notre maison  intérieure dès notre naissance.
Cette maison n’est pas figée, elle est, restera et sera en perpétuelle construction. Cette maison est faite de matière, faite d’ombre et de lumière !
Elle est un milliard de fois plus performante que les maisons extérieures que nous connaissons.

Les larmes créent un puits de lumière rénovateur à l’intérieur, salvateur.

Nous avons le pouvoir d’agir, non plus de ré-agir face à cette source intarissable que sont les larmes en devenant un parent porteur, qui élève, qui élève son enfant constamment dans ces étapes qui sont comme des épreuves, des challenges à relever dans son quotidien de petit être humain qui apprend à aimer et être aimer, s’ouvrir, s’émanciper mais aussi apprendre se maîtriser. Il autorise cette “faiblesse” de pleurer quand on est sur le point de relever un beau défi, grand ou petit et Il fait autorité pour l’assurer que c’est possible d’y arriver, il y croit pour lui, Il est là pour ça.

Deux forces à priori contraires à mettre en Lien alors sont en jeu pour vous et pour votre enfant (et pour chaque un de nous…): l’accueil, la douceur et le courage et la force.

L’une câline, berce, comprend, contient, elle est souple : c’est votre force yin, celle féminine qui accueille tout ce qui est, sans forcer, c’est le contenant, vos bras, votre corps qui tout entier le comprend.
L’autre qui suit mais qui est là en même temps est bien plus dure, elle se ferme, elle rejète, elle porte, elle porte à ouvrir ce qui résiste chez votre enfant, par crainte, de changer, à tout jamais avec ce nouveau challenge, à relever !
Cette force est une catapulte, c’est la force yang authentique et originelle, masculine, celle qui pousse, soulève, fait émerger.

La force yang porte, elle fait confiance, elle soulève les montagnes, elle est méconnue, trop peu utilisée au détriment d’une pseudo force mâle qui avilit les êtres, petits comme grands, les fait se sentir petits, contenir, leurs forces de vie. C’est le pouvoir, le pouvoir en place, celui qui régit, pour le moment, la terre entière, contre lequel vous êtes surement si en colère, que vous nourrissez toutefois chaque fois.

Voulons-nous cela pour nos enfants ?

La force yin contient, accueille, soulage, adoucit, en aucun cas elle ne protègeLa protection ne fait partie d’aucune énergie féminine ou masculine, elle est un mouvement de survie quand on n’a pas d’autres choix dans un monde sans foi ni loi, celui que nous maintenons à force de contenir nos émotions salvatrices.

Nous allons ici catapulter toutes les notions anciennes que nous avions du père, force yang qui punit, frappe, contraint, gueule et de la mère qui accourt derrière pour consoler-protéger.

Ces deux forces-là sont obsolètes et annulent, annihilent ô pas possible le potentiel humain.

Vous comprenez bien alors que le futur de l’humanité dans son potentiel éclairé ne se situe pas dans le grand retour de la femme ou dans le tout positif – cachant la peur du négatif = désagréable = qui ne correspond à rien de connu = étranger à notre système – ou de ne je ne sais quel pour ou contre, dualité incarnée depuis trop longtemps,

Il se situe dans la puissance du lien recouvré, de nos forces contraires qui opèrent.

Et cela commence dès à présent, dans notre quotidien d’être humain, auprès de nos enfants.
Et auprès de nous m’aime… 😉

L’homme comme la femme ont ces deux forces-là en eux, chacun. 🙂

Relèverez-vous le défi dès aujourd’hui ?
Vous ferez-vous confiance à vous ? Ferez-vous confiance à votre enfant, à ses larmes du divin enfant en lui, en vous ?
Allez-vous le porter plus haut que tout ce que vous aviez imaginé ensemble ???

Je vous invite à venir témoigner et poser toutes les questions que vous aurez à ce sujet et à me retrouver, en soin ou en atelier, à distance ou sur Ollioules afin de s’entraider dans ce nouveau monde que nous désirons incarner ardemment et concrètement pour nous-même et pour nos enfants,

Avec tout mon amour et tout mon courage,

Elise

Merci à ma merveilleuse nièce Calypso pour son dessin, sa force, ses larmes, son amour…

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