Le trouble bipolaire, l’être humain

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Je vous présente ici une docu à l’attention de tout accompagnant d’une personne diagnostiquée bipolaire : proche ou personnel soignant.

Ce trouble les concerne et, comme tout trouble, il concerne tout être humain dans ce qu’il va permettre d’apporter de nouveau en terme de compétences et de potentiel non encore manifesté.

L’être humain est par nature bipolaire, c’est à dire qu’il a deux pôles, il est duel, le concept de dualité existe dans toutes les sagesses et les traditions, il s’agit de notre double nature : terrestre/humaine et transcendantale : l’âme, l’être qui par nature est mystérieux.

Le TBP est le fait d’une difficulté à faire le lien entre les deux pôles, les deux réalités : terrestre et “divine”. Celle intuitive, qui reçoit et émet des infos au niveau subtil et celle humaine, concrète, palpable, visible, rationnelle.

Je pense que ce trouble est une voie majeure de libération de l’être humain car il révèle, met en lumière cette nécessité de créer le lien.
Il met en lumière les peurs primordiales de l’être humain, en particulier une : la folie, la perte de contrôle directement relié à la problématique de ce trouble : entendre des voix, délirer, perdre pied avec la réalité ou au contraire : être super compétent (quand le lien se fait) et les peurs que cette super compétence soulève.

Le diagnostic à l’heure actuelle est un enjeu majeur

Il peut porter la personne, l’élever à son plus haut potentiel ou l’enfermer.

Il doit être utilisé non pas pour prédire et figer l’avenir de la personne diagnostiquée mais pour l’aider au mieux, c’est à dire la porter vers le potentiel que représente son trouble, c’est à dire, l’aider à recréer le lien entre son être et son humanité.

La peur est très présente chez la personne diagnostiquée comme chez l’entourage.
Elle doit être accueillie et verbalisée, chez le personnel soignant comme chez les proches : l’authenticité est primordiale pour eux, pour les proches, pour l’être humain et en particulier pour ces personnes dites hypersensibles comme les enfants ou ces adultes qui ressentent ces choses qui ne se disent pas sans pouvoir comprendre ce qu’il se passe.

Travailler, communiquer et informer sur la nature transcendantale, immatérielle et immuable de notre être est un enjeu majeur qui est bâclé et source de malentendus et de craintes nombreuses de type sectaire voire religieuse.

Les médicaments, précieuse béquille

Pour l’instant les médicaments sont précieux tant que les compétences en la matière ne seront pas généralisées, ils sont un soutien, un appui pour la personne diagnostiquée comme pour les proches.
Ils doivent être accompagnés d’informations et de soins à d’autres niveaux que ceux classiques psychologiques : les disciplines sont nombreuses et chacun y trouvera ce qui lui parlera le plus.
Le travail sur les pensées et sur l’intention qu’on retrouve dans les domaines des neurosciences sont à développer et généraliser : les pensées, les peurs, les émotions sont au cœur du trouble, la personne diagnostiquée devra emprunter ce chemin de maîtrise et de connaissance de soi.
Le développement d’une pratique énergétique est souhaitable et malheureusement à l’heure actuelle, trop de médecins ou praticiens ont peur de cet aspect “religieux ou mystique” qui est pourtant essentiel chez ces personnes : c’est ce qui cherche à émerger en elles et qui demeure tabou, pour elles comme pour la société.
L’énergie fait peur parce que c’est un concept encore peu connu et développé dans le domaine scientifique et donc chez les médecins, il est pourtant très développé depuis toujours et la littérature à ce sujet est précieuse mais surtout la pratique qui pourra se faire par différents biais qui devront aller dans le sens de l’autonomie de la personne, c’est à dire qu’elles puissent pratiquer par elles même, aidées par un praticien.

Éclaircir le concept d’énergie qui est encore trop vague et très vaste et demandera à être étudié et décrit par les sciences mais en attendant, je peux dire que je la vois comme de l’information.
Pour ma part, j’aime l’appeler le subtil.
Le subtil, c’est tout ce que nous émettons et recevons de manière invisible en tant qu’être vivant, tout ce qui nous entoure.
Cela représente une masse énorme d’informations que l’être humain reçoit et émet en permanence de manière plus ou moins consciente.

J’ai développé une boussole intérieure qui potentialise notre réception en matière d’informations.
J’aime bien voir l’être humain comme un ordinateur qui aurait des programmes à l’intérieur qu’il fait évoluer au gré de ses connaissances pour traiter au mieux l’information qu’il reçoit et émet en permanence.
Nous devons faire entrer dans nos programmes ce concept d’énergie. Les neurosciences vont dans ce sens quand elles voient l’effet de nos pensées (qui sont impalpables donc énergie) sur notre corps physique.

Enfin, il nous faudra sacrément développer le côté humain, chez les proches comme chez les praticiens.

Tout ce que nous savons sur le trouble que je ne vais pas développer ici n’a aucun intérêt d’un point de vue humain face à la crise.
La crise réclame de l’accueil, de l’amour, de l’humanité, d’être entendu et peu encore à l’heure actuelle savent le faire.
La peur dresse un paravent de raisons médicales rassurantes plaquées sur un papier qui sont seulement utiles après, pour comprendre, avec le recul et agir, prendre des décisions pour évoluer mais jamais sur le moment.
Quand quelqu’un est en crise, c’est à dire qu’il a peur, perd le contrôle, il a besoin d’appuis solides, c’est à dire d’un regard confiant et aimant, simplement et profondément humain.
Bien sûr comme il n’est pas entendu, il va être déraisonnable et avoir envie de se dérober, en délirant ou en mourant, pour se défendre ou fuir, comme chaque un de nous le ferait s’il était ainsi regardé.

Après tout, une personne “en crise” est en détresse (qui engendre une fuite) et cette détresse, peu savent l’accueillir avec confiance car elle raisonne bien souvent avec sa propre détresse que nul ne nous a appris encore ici sur terre à accueillir dignement et r’évolutionner,
en tant qu’être humain.

On voit bien ici tout le travail qu’il reste à accomplir chez tout être humain et en particulier les accompagnants à une personne qui souffre de bipolarité sur la souffrance :

Ne pas aimer voir souffrir est humain.
La souffrance est atroce, elle est illogique et on peut l’éviter.
Mais quand elle est là, c’est une réalité.
C’est pure folie que de la contourner en disant à un proche qui souffre qu’il ne devrait pas souffrir et en lui rabachant les solutions.
Un temps d’accueil et de compassion est primordial et n’est pas à la portée de tous pour l’instant.
C’est une compétence qui devra être apprise et développé chez la personne souffrant comme chez tout accompagnant.
Apprendre à accueillir pleinement et humainement l’autre avec sa souffrance.
Il y aura peut -être des larmes, un ressenti de désespoir, oui qu’il faudra apprendre à canaliser, accueillir et laisser passer, pour soi et pour l’autre.

Faut-il rappeler que dire à quelqu’un qui est en train de souffrir qu’il ne devrait pas souffrir est la pire des choses à faire humainement ?

Bien sûr, cela demande de la pratique et de l’apprentissage et ne se fait pas du jour au lendemain surtout dans le cas des proches qui devront se faire aider et respecter leurs propres limites face à la souffrance de l’autre (accepter de lâcher la personne, s’éloigner, prendre du bon temps pour se ressourcer et revenir plein de bonnes ondes face à celui qu’on aime et qui souffre en apprenant à se libérer de la culpabilité mortifère)

J’aimerais citer enfin un texte clé écrit par un ami diagnostiqué bipolaire qui a fait de son trouble une occasion de r’évolutionner l’être humain. (il a créé une association un-portante pour l’être humain que vous trouverez ici : https://www.association-hypersensibles.fr/)

Ce questionnement clé pose la base de l’action à mettre en oeuvre chez tout être humain au contact de ses humeurs, ses pensées et ses émotions, à mettre en lien avec une vidéo qui traite de cette difficulté :

“Est-ce la faute de l’imaginaire?
Car finalement, tout ceux qui souffrent mentalement à un degré plus ou moindre sont des personnes qui imaginent une infinité de scénarios. Des scénarios angoissants généralement. Mon imaginaire envisage tous les possibles, toutes les situations qui me feraient du mal. Je ne me contente pas de la réalité. Mon esprit la complexifie, l’élargit.
J’ai bien du mal à me confronter à la réalité. Dés que celle-ci devient difficile à vivre, mon esprit me protège et invente autre chose.
Et puis, il y a les humeurs. La bipolarité est un trouble de l’humeur. Tout ce que je perçois et tout ce que je fais est conditionné par mon humeur du moment. Et celle-ci, peut changer vite, très vite, dés qu’un événement aussi anodin soit-il perturbe mon fébrile équilibre.
Avoir des humeurs et un imaginaire sont des caractéristiques communes chez les humains. Alors que faire? S’anesthésier pour ne plus rêver? Ou continuer à se laisser ballotter entre les différentes réalités que l’on invente par sécurité. Ou encore, s’ancrer tel un chêne dans le monde réel, que l’on partage avec tous? Oui mais alors à la prochaine tempête, on craque, et on recommence tout?”
Extrait trouvé ici : https://blogs.lexpress.fr/bipolaire/2017/09/29/la-vie-dun-bipolaire/

L’imaginaire doit reprendre une place centrale, il doit être apprivoisé, développé dans un sens porteur pour le patient, pour tout être humain.

Cet imaginaire fait partie de sa réalité il doit venir nourrir la réalité matérielle, il en est indissociable.
Les humeurs et les ressentis ne doivent plus guider l’être humain : il doit apprendre à les accueillir, les canaliser, ne plus s’y identifier (puisqu’ils sont le résultat de croyances et d’habitudes acquises parfois de très longue date), il doit apprendre à rester le maître de son je-u.

On le voit ici la bipolarité, comme tout trouble, difficulté ou maladie que rencontre l’être humain est à utiliser dans le sens d’une valorisation, d’un potentiel en train de s’éclairer.
Toute maladie, tout trouble, toute difficulté est une occasion de découvrir un potentiel nouveau.

Ici donc dans le cas de la bipolarité, l’occasion nous est donnée de généraliser l’apprentissage de la gestion des émotions et de notre imagination, de tout ce qui est subtil et qui est indissociable de la réalité matérielle.
De développer des compétences, tant chez le malade que chez les soignants qui ne sont pas encore acquises comme par exemple la compassion qui doit sortir du cadre religieux et s’étendre à l’entourage pour le bien être de tout être humain.
C’est donc, comme tout trouble ou maladie, évolutif et il n’est plus possible de continuer à enfermer un patient dans un pronostic de maladie à vie, réjouissons-nous, la bipolarité a beaucoup à apprendre à l’être humain que nous sommes.

N’hésitez pas à me contacter pour toute question ou précision, amélioration que vous aimeriez apporter sur le sujet,
Elise Raguet, guérisseuse enseignante,
soins, ateliers conférences sur l’être humain, sur Ollioules et à distance,

 

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